Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 08:16

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Seigneur Jésus,
toi dont la croix demeure dressée vers le ciel
alors que le monde tourne (cf. la devise des Chartreux : Stat Crux dum volvitur orbis),
viens en aide à l'humanité d'aujourd'hui
qui avance au milieu d'un champ de ruines
et qui se cherche indéfiniment des sauveurs.
Ils passent à côté de toi sans même s'arrêter.
Ils n'ont pas compris
ou ne savent pas que
c'est toi "le Sauveur du monde" (Jn 4,42).
Viens en aide à tous ceux qui souffrent :
que dans leur épreuve, ils se tournent vers toi,
dans la confiance.
Viens en aide à ceux qui n'ont plus d'espérance :
envoie-leur de tes serviteurs qui les aident et les relèvent.
Viens surtout en aide à ceux qui ne vivent que pour cette terre,
pour ce temps limité que nous passons ici-bas,
et qui dépensent leurs forces et leur intelligence
seulement pour eux-mêmes :
Viens leur montrer comment l'homme ne s'accomplit
que dans le don de soi, au-delà de soi,
et que sans toi, il ne peut rien.
Tu es le Rocher sur lequel nous pouvons compter.
Manifeste aujourd'hui ta puissance
qui peut venir à bout de la dureté du coeur,
de l'égoïsme et de l'indifférence,
et surtout viens libérer les hommes
du venin du doute et de la séduction du mal.
Merci Seigneur pour la victoire de ton Amour
qui nous est définitivement acquise
et sur laquelle nous pouvons construire notre vie.


Par Olivier Rolland
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 16:05

Pour moi, vivre, c’est le Christ

 

 

Nous avons tout dans le Christ

Si tu brûles de fièvre,
Il est la Source qui rafraîchit;

Si tu es oppressé par tes fautes,
Il est la Délivrance;

Si tu as besoin d’aide,
Il est la Force;

Si tu as peur de la mort,
Il est la Vie;

Si tu désires le ciel,
Il est la Voie;

Si tu fuis les ténèbres,
Il est la Lumière;

Si tu as besoin de nourriture,
Il est l’Aliment.

(St Ambroise, 340-397)

 

Conduis-moi, douce lumière

Conduis-moi, douce lumière,
A travers les ténèbres qui m’encerclent.
Conduis-moi, toi, toujours plus avant !
Garde mes pas : je ne demande pas à voir déjà
Ce qu’on doit voir là-bas :

un seul pas à la fois
C’est bien assez pour moi.
Je n’ai pas toujours été ainsi
Et je n’ai pas toujours prié pour que

tu me conduises, toi, toujours plus avant.
J’aimais choisir et voir mon sentier;
mais maintenant :
Conduis-moi, toi, toujours plus avant !
Si longuement ta puissance m’a béni !
Sûrement elle saura encore
Me conduire toujours plus avant
Par la lande et le marécage,
Sur le rocher abrupt et le flot du torrent
Jusqu’à ce que la nuit s’en soit allée...
Conduis-moi, douce lumière,
Conduis-moi, toujours plus avant !

(J.H. Newman, 1801-1890)

 

Sans l’Esprit Saint …

 

Saint Curé d'Ars (1786-1859)

"Sans le Saint-Esprit nous sommes comme une pierre du chemin. Prenez dans une main une éponge imbibée d'eau, et dans l'autre un petit caillou; pressez-les également. Il ne sortira rien du caillou, et de l'éponge vous ferez sortir de l'eau en abondance. L'éponge, c'est l'âme remplie du Saint-Esprit, et le caillou, c'est le cœur froid et dur où le Saint-Esprit n'habite pas.

C'est le Saint-Esprit qui forme les pensées dans le cœur des justes et qui engendre les paroles dans leur bouche. Ceux qui ont le Saint-Esprit ne produisent rien de mauvais; tous les fruits du Saint-Esprit sont bons."   (Catéchisme)

 

St Cyrille de Jérusalem (315-387)

L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. C'est une eau toute nouvelle, vivante, et jaillissante, jaillissant pour ceux qui en sont dignes. Pour quelle raison le don de l'Esprit est-il appelé une "eau" ? C'est parce que l'eau est à la base de tout ; parce que l'eau produit la végétation et la vie ; parce que l'eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu'en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. [...] Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n'a qu'une seule manière d'être, et elle n'est pas différente d'elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là mais, en s'adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient.

L'Esprit Saint agit ainsi. Il a beau être un, simple et indivisible, il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. De même que le bois sec, associé à l'eau, produit des bourgeons, de même l'âme qui vivait dans le péché, mais que la pénitence rend capable de recevoir le Saint-Esprit, porte des fruits de justice. Bien que l'Esprit soit simple, c'est lui, sur l'ordre de Dieu et au nom du Christ, qui anime de nombreuses vertus.

Il emploie la langue de celui-ci au service de la sagesse : il éclaire par la prophétie l'âme de celui-là ; il donne à un autre le pouvoir de chasser les démons ; à un autre encore celui d'interpréter les divines Écritures. Il fortifie la chasteté de l'un, il enseigne à un autre l'art de l'aumône, il enseigne à celui-ci le jeûne et l'ascèse, à un autre il enseigne à mépriser les intérêts du corps, il prépare un autre encore au martyre. Différent chez les différents hommes, il n'est pas différent de lui-même, ainsi qu'il est écrit : Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous.

(Catéchèse sur le Saint-Esprit : Extraits de la Catéchèse 18 sur le Symbole de la Foi, 23-25)

 

 

« Sans l’Esprit Saint,

Dieu est lointain,

Christ reste dans le passé,

l’Évangile est lettre morte,

l'Église une simple organisation,

l’autorité serait domination,

la mission une propagande,

le culte une évocation

et l’agir chrétien une morale d’esclaves.

Mais, avec la présence de l’Esprit,

le cosmos est soulevé

et gémit dans l’enfantement du Royaume,

Christ ressuscité est présent,

l'Évangile est puissance de vie,

l’Église est signe de la communion trinitaire,

l’autorité est un service de libération,

la mission est une Pentecôte,

la liturgie est mémoire et anticipation,

l’agir humain est déifié ».

 

Ignace de Lattaquié, discours au Conseil Mondial des Églises à Uppsala, 1968


Prière à Marie

 

Sainte Marie, Mère de Dieu,

gardez-moi un cœur d'enfant,

pur et transparent comme une source,

obtenez-moi un cœur simple,

qui ne savoure pas les tristesses,

un cœur magnifique à se donner,

tendre à la compassion,

un cœur fidèle et généreux,

qui n'oublie aucun bien

et ne tienne rancune d'aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble,

aimant sans demander de retour,

joyeux de s'effacer dans un autre cœur,

devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable,

qu'aucune ingratitude ne ferme,

qu'aucune indifférence ne lasse,

un cœur tourmenté

de la gloire de Jésus-Christ,

blessé de son amour,

et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel.

 

Père Léonce de Grandmaison (1868-1927)

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Textes de grands auteurs
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 15:59

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes :

ils n’ont pas fini de s’amuser.

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière :

il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses :

ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter :

ils en apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux :

ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses, et paisiblement les choses sérieuses :

vous irez loin dans la vie.

Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace :

votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance

les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires :

vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser :

ils éviteront bien des bêtises.

Bienheureux vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez :

vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.

 

Par Olivier Rolland
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 17:53

Vous voudriez vous confesser : « Nayez pas peur ! »

> Commencez par demander à l’Esprit Saint de venir en vous pour vous éclairer sur votre péché, et pour établir votre cœur dans la confiance et l’ouverture la plus grande possible. Ne dissimulez rien ! Ce serait cacher une pluie à son médecin !

> II ne s’agit pas, dans la confession de confesser des tendances, mais des péchés, des actes précis pur lesquels vous avez offensé Dieu ou blessé les autres. II faut préciser si votre péché est une habitude, s’il est fréquent, rare, ainsi que les circonstances qui peuvent modifier le sens ou limportance du péché. Vous pouvez vous aider du schéma d’examen de conscience au dos de ce feuillet.

> La confession, c’est la rencontre de deux amours : l’amour qui se repent rencontre lAmour qui pardonne. Demandez à Dieu un repentir de vos péchés inspiré par l’amour.

Comment faire ?

1.         Demandez au prêtre sa bénédiction : "Bénissez-moi, mon père, parce que jai péché !"

2.        Continuez en disant au prêtre depuis combien de temps vous ne vous êtes pas confessé, et présentez-vous brièvement si le prêtre ne vous connaît pas.

3.        Reconnaissez simplement vos péchés, en commençant par les plus difficiles à avouer, de peur de les oublier. Vous pouvez demander au prêtre de vous aider un peu. Soyez confiant !

4.        Le prêtre va vous aider à vous délivrer de tout votre péché, à remettre de l’ordre dans votre vie, et à trouver des moyens, de petits moyens, adaptés à votre situation, pour pouvoir changer et progresser.

5.        Avant de vous transmettre le pardon de Dieu, il vous indiquera une pénitence (geste ou prière à accomplir) qui exprime votre volonté de changer et votre repentir.

6.        Vous serez ensuite invité à demander pardon à Dieu, au moyen d’un acte de contrition comme un de ceux-ci :

"Mon Dieu, j’ai péché contre Toi et contre mes frères;
mais près de Toi se trouve le pardon.
Accueille mon repentir,
et donne-moi la force de vivre selon Ton Amour."
ou bien :
"Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé,
parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît,’
je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce,
de ne plus vous offenser et de faire pénitence."

7. Le prêtre peut alors vous plonger dans le bain du pardon de Dieu : « Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde : Par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés.Par le ministère de l’Eglise, qu’il vous accorde le pardon et la paix.Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,Je vous pardonne tous vos péchés." Amen.

8.        II ajoute un mot d’envoi : "Soyez dans la paix ! ..."

9.        C’est le temps de laction de grâce, de la danse, du chant, etc.           Remerciez Ie Dieu Bon qui vous a montré son Amour.


Quelques textes pour vous aider à vous confesser

 

 

Heureux lhomme dont la faute est enlevée,
dont le péché est couvert.

Heureux lhomme dont le Seigneur a oublié
l’offense et dont lesprit ne triche pas.

Tant que je taisais mon péché,

mon corps s’épuisait à gémir tout le jour.
Ta main pesait sur moi, le jour et la nuit :
je me desséchais comme l’herbe en été.
Alors, je t’ai avoué ma faute,

je nai pas caché mes torts; J’ai dit :
 « Je veux confesser au Seigneur

les péchés que j’ai commis »,

et toi, tu m’as déchargé de ma faute.
Ainsi chacun des tiens te priera
aux heures décisives :

même les eaux qui se
déchaînent ne pourront l’atteindre.
C’est toi qui es mon refuge :

tu me mets à l’abri de la détresse.
Tu fais jaillir autour de moi

des chants de délivrance !

(Psaume 31,1-7)

"Je suis la Lumière
et vous ne me voyez pas.
Je suis la Route
et vous ne me suivez pas.
Je suis la Vérité
et vous ne me croyez pas.
Je suis la Vie
et vous ne me cherchez pas.
Je suis votre Berger
et vous ne me suivez pas.
Je suis votre Dieu
et vous ne me priez pas.
Si vous vous perdez,
au moins ne m’en veuillez pas."
(Inscription sur un vieux calvaire.)

 

 

« Pour maider à tomber, j’avais des amis en grand nombre ; mais pour me relever, je me trouvais complètement isolée. Aujourd’hui je métonne de n’être pas restée toujours à terre. Louange à la miséricorde et au pardon de Dieu ! C’est lui seul qui me tendait la main. Qu’il en soit remercié à jamais ! Amen !" Ste Thérèse d’Avila

 

« Entre l’affirmation : ‘Je donnerai ma vie pour toi’ (Jn 13,37) et l’aveu : ‘Tu sais bien que je t’aime’ (Jn 21,17), il y a pour nous tous, comme pour St Pierre, le regard du Christ croisant celui d’un homme qui peut seulement dire : ‘Tu sais bien que je ne t’aime pas’ et qui pleure. Ce cri, lorsqu’il est devenu une prière, devient notre suprême aveu. Ici, tous les pauvres sont accueillis par Dieu. » P. Bernard Bro, o.p.

« Pour recevoir le sacrement de Pénitence, il faut trois choses : la foi qui nous découvre Dieu présent dans le prêtre, lespérance qui nous fait croire que Dieu nous donnera la grâce du pardon, la charité qui nous porte à aimer Dieu et qui met au cœur le regret de lavoir offensé. » St Curé d’Ars

« À vous, les jeunes de lEglise, j’adresse une invitation particulière à recevoir le sacrement de la Pénitence. Cest un signe de force que dêtre capable de dire : j’ai péché, Père ; je tai offensé, mon Dieu ; je le regrette. Je te demande pardon. Jessaierai encore, parce que jai confiance dans ta force et crois à ton pardon. J’irai et je confesserai mes péchés, et je serai guéri, et je vivrai de ton amour ! » Jean Paul Il

« Ils mentent, ceux qui accusent l’Église de faire preuve dune mentalité ‘répressive’ lorsquelle invite à la Pénitence. La confession sacramentelle ne constitue pas une répression mais une libération ; elle n’entretient pas le sens de la faute, mais elle efface la faute, elle dissout le mal commis et elle donne la grâce du pardon. » Jean Paul II

« À ceux qui se sont éloignés du sacrement de la réconciliation et de l’amour miséricordieux, je lance cet appel : Revenez à cette source de grâce. N’ayez pas peur. C’est le Christ lui-même qui vous attend. Il vous guérira et vous serez en paix avec Dieu. » Jean Paul II

 

Quelques paroles du St Curé d’Ars :

. « Il faut vouloir ce que le bon Dieu veut. Il veut nous sanctifier par la patience. »

. « Cest quon n’aime pas le bon Dieu ! »

. « Si par malheur nous succombons, il faut de suite se relever; ne pas laisser le péché une minute dans notre cœur. »

. « Son plus grand plaisir est de nous pardonner. »

. « Le dimanche, cest le bien du bon Dieu. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ? »

. « Le bon Dieu vous presse, il vous poursuit partout ... depuis que vous l’avez abandonné. »

.  « C’est beau de penser que nous avons un sacrement qui guérit les plaies de notre âme. »

. « Il faut mettre plus de temps à demander la contrition [= le regret de nos fautes] quà s’examiner [= examiner sa conscience]. »

. « Dès qu’une personne fréquente les sacrements, le démon perd toute sa puissance. »

. « Le démon fait tout ce quil peut pour nous en éloigner. »



Schéma d'examen  de conscience

 

 

I. Dans ma relation au sacrement de Pénitence,
je m’interroge :

 

 

1.    Quelle est mon attitude face au sacrement de Pénitence ? Est-ce que jai le sincère désir d’être purifié de mes péchés, de me retourner vers Dieu par une véritable conversion, de commencer une vie nouvelle, d’entretenir une profonde amitié avec Dieu ? Ou bien est-ce que je le considère davantage comme un poids, ne le recevant que très rarement ?

2.   Ai-je oublié, ou volontairement caché, dans une confession précédente quelque péché grave ?

3.   Ai-je accompli la pénitence qui m’avait été donnée ? Ai-je réparé les dommages que je pouvais réparer ? Ai-je sérieusement essayé de mettre en œuvre la résolution que j’ai prise de mener une vie meilleure, davantage conforme à l’Évangile ?

 

 

II. Dans mes relations envers Dieu, je m’interroge :
Le Seigneur Jésus a dit : «Tu aimeras le Seigneur ton
Dieu de tout ton cœur» (Mt 22,37)

 

 

1.    Mon cœur est-il tourné vers Dieu pour l’aimer comme un fils aime son père, et l’aimer plus que tout, notamment en exécutant fidèlement ses commandements ? Ou bien est-ce que je moccupe d’abord des choses de ce monde ? Est-ce que mon intention est droite quand j’agis ?

2.   Dieu nous a parlé en son Fils ; est-ce que ma foi en Dieu est ferme ? Est-ce que j’adhère fermement à l’enseignement de l’Église ? Ai-je pris soin de cultiver ma foi, en prenant le temps découter la Parole de Dieu, de participer à des groupes de formation, en évitant ce qui peut nuire à la foi ? Ai-je toujours professé ma foi avec force et sans peur ? Me suis-je volontiers laissé reconnaître comme chrétien dans ma vie privée ou publique ?

3.   Ai-je pris soin de prier matin et soir ? Ma prière est-elle une véritable conversation de lesprit et du cœur avec Dieu ou est-elle seulement un rite extérieur, sans vie ? Ai-je offert à Dieu mes difficultés, mes joies et mes peines ? L’ai-je invoqué dans la tentation ?

4.   Ai-je envers le nom de Dieu respect et amour, ou bien ai-je offensé Dieu par le blasphème, le faux serment ou en joignant son nom à des jurons ? Ai-je manqué de respect envers la Très Sainte Vierge Marie et les saints ?

5.   Ai-je sanctifié les dimanches et les jours de fêtes dobligation [En France, les fêtes d’obligation (jour où les catholiques, outre le dimanche, sont tenus de participer à la Messe) sont au nombre de quatre : Noël, l’Ascension, l’Assomption et la Toussaint.] en participant aux offices liturgiques, en premier lieu la messe, activement, attentivement et en priant ? Ai-je accompli l’obligation de la confession annuelle et de la communion au temps de Pâques ?

6.    Ai-je rendu un culte à des faux dieux, en ayant envers des choses créées plus d’attention que je n’en ai pour Dieu ou en leur faisant davantage confiance qu’à Dieu, comme peuvent l’être la richesse, les superstitions, le spiritisme ou toutes sortes de pratiques occultes (consultation de magnétiseurs, voyants ou autres) ?

 

 

III. Dans mes relations aux autres, je m’interroge :

Le Seigneur Jésus a dit : «Voici mon commandement : Entr’aimez-vous comme je vous ai aimés» (Jn 15,12)

 

 

1.      Ai-je un vrai amour du prochain, ou bien est-ce que je considère mes frères comme des personnes que je peux utiliser pour parvenir à mes fins ? Est-ce que je leur fais ce que je ne voudrais pas que l’on me fît ? Ai-je pour eux été objet de scandale en paroles ou en actes ?

2.      Dans ma vie de famille, ai-je contribué au bien et à la joie de tous, en m’exerçant à la patience et à l’amour véritable ? Comme fils (ou fille), ai-je montré obéissance et respect à mes parents, les ai-je assistés dans leurs nécessités spirituelles ou matérielles ? Comme parent, ai-je pris soin d’éduquer chrétiennement mes enfants, les aidant par le bon exemple et en exerçant avec justesse l’autorité parentale ? Comme mari ou femme, ai-je gardé, dans mes relations avec autrui, une entière fidélité de cœur à mon conjoint ?

3.      Est-ce que je partage mes biens avec ceux qui sont plus pauvres que moi ? Pour ce qui me concerne, est-ce que je fais mon possible pour défendre les opprimés, aider les démunis et ceux qui sont dans le besoin, ou bien est-ce que je méprise, de fait, mon prochain, en premier les pauvres, les faibles, les vieux, les étrangers ou les personnes d’autres origines ?

4.     Est-ce que je me souviens dans ma vie de la mission que j’ai reçue à la confirmation ? Est-ce que je participe aux activités apostoliques ou charitables et à la vie de ma paroisse ? Ai-je essayé de répondre aux besoins de l’Église et du monde, et ai-je prié à ces intentions, notamment pour lunité de l’Église, l’évangélisation des peuples, la paix, la justice, etc. ?

5.      Est-ce que je me soucie du bien et de la prospérité de la communauté humaine dans laquelle je vis, ou seulement de moi-même et de ma propre vie ? Est-ce que je mefforce de participer à la défense et à l’illustration de la justice, de la droiture morale, de la concorde, du respect et de lamour mutuel dans la cité ? Ai-je accompli mes devoirs civiques et payé mes impôts ?

6.     Dans mon travail ou mes activités, suis-je juste, travailleur, honnête, accomplissant mon service envers la Société avec amour ? Ai-je donné à mes employés une juste rétribution ? Ai-je observé fidèlement mes engagements et mes obligations contractuelles ?

7.      Ai-je accordé aux autorités légitimes l’obéissance et le respect que je leur dois ?

8.     Dans lexercice de mes responsabilités, est-ce que j’utilise mon autorité pour mon propre avantage ou pour le bien des autres, dans un esprit de service ?

9.     Ai-je été vrai et loyal ou ai-je fait du mal aux autres par des mensonges, calomnie, médisance, jugements téméraires, ou en violant quelque secret ?

10. Ai-je attenté à la vie, à l’intégrité physique, à la réputation, à l’honneur ou aux bien de quelques personnes ? Leur ai-je fait quelque tort ? Ai-je conseillé ou provoqué un avortement ? Ai-je eu de la haine envers quelquun ? Ai-je provoqué la discorde en cherchant querelle, en alimentant linimitié, par les insultes ou la colère ? Par égoïsme, ai-je été coupable de refuser de témoigner de l’innocence de mon prochain ?

11.      Ai-je volé des choses appartenant à d’autres ? Les ai-je désirées injustement ou avec excès ? Les ai-je abîmées ? Ai-je restitué ce qui ne m’appartenait pas ou procuré une réparation équivalente ?

12.      Suis-je prêt, par amour du Christ, à faire la paix avec ceux qui m’ont fait du mal et à leur accorder mon pardon, ou bien est-ce que je conserve à leur égard de la haine ou un désir de vengeance ?

 

 

IV. Dans mes relations à moi-même, je m’interroge :

Le Seigneur Jésus a dit : «Celui qui garde mes
commandements, c’est celui-là qui m’aime» (Jn 14,21)

 

 

1.    Quelle est donc la direction fondamentale de ma vie ? Suis-je animé de lespérance de la vie éternelle ? Ai-je pris soin du progrès de ma vie spirituelle en installant l’oraison, la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, la pratique des sacrements et du renoncement ? Suis-je prêt à lutter contre mes vices, ces inclinations mauvaises et ces passions non contrôlées, comme l’envie, et la recherche du plaisir, en particulier dans le boire et le manger ? Me suis-je laissé aller à lorgueil et à la vanité, me considérant comme plus important qu’autrui, m’exaltant aux yeux de Dieu et méprisant les autres ? N’ai-je pensé quà imposer ma volonté aux autres, négligeant et leur liberté et leurs droits ?

2.   Quel usage ai-je fait du temps, des forces et des dons que jai reçus de Dieu pour men servir comme les talents de l’évangile ? Les ai-je utilisé pour devenir plus parfait de jour en jour ? Ou ai-je été négligent et paresseux ?

3.   Ai-je supporté patiemment les douleurs et contrariétés de la vie ? Comment ai-je imposé des renoncements à mon corps pour parfaire « ce qui manque aux souffrances du Christ » pour son Corps qui est l’Église ? Ai-je observé la loi du jeûne et de l’abstinence ?

4.   Ai-je conservé dans la pureté et la chasteté mes sens et tout mon corps, lui qui est promis, comme temple de lEsprit Saint, à la gloire de la résurrection, et qui est comme le signe de lamour que le Dieu fidèle a pour les hommes, comme cela apparaît clairement dans le sacrement du mariage ? Ai-je souillé ma chair par la fornication, l’impureté, des paroles ou des pensées indignes, des désirs ou des actions impudiques ? Me suis-je livré à la recherche du plaisir ? Ai-je recherché des lectures, des conversations, des spectacles ou des pratiques contraires à la pudeur chrétienne ou même simplement humaine ? Ai-je porté dautres personnes à pécher par mon indécence ? Dans les relations conjugales, ai-je observé la loi morale ?

5.   Ai-je agi contre ma conscience par crainte ou hypocrisie ?

6.   Me suis-je efforcé dagir toujours dans la vraie liberté des enfants de Dieu, selon la loi de l’Esprit, ou ai-je été esclave de mes passions ?

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : sacrements
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 18:49

Première Parole.
 

Jésus, hostie, sacrifice, bienfait et grâce de salut; Jésus, confiance assurée, refuge inébranlable : pour racheter le genre humain de sa captivité, pour anéantir les crimes dont nous étions coupables, pour nous unir à Dieu et nous combler de ses dons, vous n'avez point refusé de souffrir les chaînes, les fouets, les meurtrissures. Vous avez accepté la croix et ses ignominies, ses tourments et ses plaies. Et alors qu'elle vous recevait, alors que vos ennemis frémissaient contre vous, que le marteau frappait et que les clous déchiraient votre chair, que la douleur se faisait sentir plus atroce, que votre sang adorable coulait en abondance, que la souffrance vous oppressait et que votre angoisse s'aggravait, vous avez supplié votre Père de pardonner à vos ennemis, à ceux qui vous attachaient; vous l'avez conjuré en faveur de leur ignorance, et vous lui avez dit : Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font (Lc 23).


Prière.

 O douce patience ! ô mansuétude ineffable, clémence infinie, bonté sans limites ! Comme une brebis pleine de douceur, vous ne laissez échapper aucune plainte; comme une mère pleine de tendresse, vous excusez l'injure dont on vous couvre ; comme l'âme dont la bonté est inépuisable, vous gardez toute votre bienveillance; comme celui dont la volonté est d'une tendresse sans bornes, vous ne mettez en avant que la miséricorde. L'espérance de nos cœurs se tourne vers vous ; vers vous montent nos soupirs, vers vous coulent nos larmes, vers vous s'élèvent nos désirs, et nous crions avec confiance : Seigneur, daignez nous pardonner.

 
Seconde Parole.

Jésus, auteur de tout pardon, consolation de ceux qui pleurent ; Jésus, gloire de notre repentir, espoir des pénitents : alors que, suspendu sur la croix, vous étiez associé au supplice de deux scélérats, l'un d'eux s'élevait contre vous, vous blasphémait injurieusement, et vous disait (Lc 23) : « Si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi et sauve-nous en même temps ; exerce à ton égard la puissance que tu montras en sauvant les autres. » L'autre le reprenait, lui montrait sa folie, se déclarait coupable et vous suppliait en disant : « Souvenez-vous de moi lorsque vous serez parvenu en votre royaume, en ce royaume plein de douceur, lorsque vous vous montrerez roi. »  

Et vous, Seigneur, qui aimez le repentir et y attirez les cœurs par votre grâce, vous ne vous êtes point contenté de lui promettre un souvenir, mais vous l'avez assuré de votre gloire, et vous lui avez dit : « Oui, je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire. »

 
Prière.

O charité empressée de mon Dieu! miséricorde diligente, libéralité sans retard, munificence vraiment prompte, c'est vers vous que s'élance notre ferveur, vers vous que se, tourne notre pensée, devant vous que nous confessons nos fautes et que nous ouvrons le fond de nos cœurs.

Nous vous supplions avec confiance, vous qui, seul, êtes sans péché et pur de tout crime, et nous vous disons : Souvenez-vous de nous, Seigneur , dans votre patience.

 
Troisième Parole.

Jésus , lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l'homme; Jésus, fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie; cette Vierge très-sainte, cette Vierge accablée d'amertumes, cette Mère pleine d'amour et brisée par tant de douleurs, votre Mère bien-aimée, qui entoura votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de votre croix, vous y voyait suspendu, contemplait vos tourments, et, dans l'excès de son affliction, elle semblait prête à défaillir. Mais vous, Seigneur, vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l'amertume, votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude; vous avez considéré votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de votre amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l'homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s'est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean; vous avez recommandé tendrement votre Mère au Disciple, et vous avec dit : Femme voilà votre Fils ; et ensuite au Disciple : Voilà votre Mère (Jn 19).

 
Prière.

Oh ! quel changement ! quel partage inégal ! quelle désolation ! quelle tristesse profonde pour une mère, alors que pour soutien c'est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître, alors qu'au lieu de Dieu c'est un homme qui devient son appui ; qu'au lieu du loi, c'est un simple serviteur qui demeure à Marie ! Et moi aussi, ô Jésus ! je me recommande humblement à votre grâce, et je m'abandonne pour toujours à votre providence, afin qu'aidé des prières que la Vierge vous adressera pour moi avec amour, je puisse être en tout temps à l'abri des orages du péché.

 
Quatrième Parole.

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé ; Jésus, force et soutien de toute créature : par votre puissance admirable vous aviez multiplié les pains; avec une force non moins grande, faible enfant, vous aviez conduit l'étoile qui guidait les Mages; vous aviez rappelé les morts à la vie, vous aviez opéré des merveilles sans nombre, vous aviez guéri les malades, vous aviez tiré le monde du néant, vous aviez chassé les démons par la terreur de votre parole, vous aviez, au jardin des Olives, renversé vos ennemis par la force de cette même parole ; et voilà que vous êtes attaché à la croix pour obéir à votre Père; voilà que vous êtes, par sa volonté, en proie aux angoisses; voilà que, pour accomplir ses ordres, vous êtes enchaîné et vous souffrez comme un Criminel, et qu'il ne vous permet point de faire usage de votre puissance pour vous soustraire aux tourments. Alors, vous inclinant sous le poids des douleurs qui vous oppressent, vous faites entendre un cri, et vous dites, en pleurant, d'une voix lamentable : Eli, Eli, lamina sabachtani, c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné (Mt 27) ?

 
Prière.

O cri miraculeux, qui opère le salut du monde ! O cœur innocent et humble ! Vous pleurez les peines méritées par nos crimes; la compassion m'entraîne vers vous; je sens que vous souffrez pour moi; je me prosterne devant vous, je mêle mes pleurs aux vôtres; et ces pleurs me sont avantageux : ils me consolent, car ils seront pour moi une source de récompense et de joie éternelle.

 
Cinquième Parole.

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l'amour pénètre d'ardeur; Jésus, ma tendre confiance, vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme : alors qu'étendu sur l'autel de la croix, vous accomplissiez, en vous immolant, la rédemption des hommes, le monde vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle; la terre faisait entendre contre vous un cri de mort; vos ennemis vous lançaient leurs injures; vos proches vous fuyaient ; les clous perçaient vos membres; vos nerfs se contractaient sous l'excès de la douleur; vos plaies se gonflaient ; votre sang coulait à grands flots; votre chair devenait palpitante; vos forces s'épuisaient. Alors, Seigneur, vous avez été embrasé d'une soif dévorante, d'une soif qui languissait d'amour, d'une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse (Jn 19) : J'ai soif : je désire la foi chez tous les hommes, je soupire après leur salut, et je m'offre encore à de nouveaux tourments, afin de l'obtenir.

 
Prière.

O soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour ! ô soif intime du cœur qui brisez nos ardeurs perverses ! Faites, ô mon Dieu, que j'aie soif de vous, que je brûle de cette soif, que je fuie la soif du mal, jusqu'à ce que j'arrive à la fontaine de vie, que je m'y désaltère, que j'y sois heureux pour toujours, et, qu'entré dans la sainte patrie, j'y contemple mon Dieu à jamais.

 
Sixième Parole.

Jésus, notre rédempteur, sauveur de tous les hommes ; Jésus, notre amour, salut de ceux qui croient : alors que vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l'œuvre de notre rachat, afin d'être ainsi notre libérateur ; alors que vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de votre chair et de votre sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix ; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre rédemption, au moment où l'heure de la mort approchait, où la vie vous abandonnait, où vous touchiez au terme de vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mot vous vous écriâtes (Jn 19) : Tout est consommé ! En effet, Jésus est crucifié, l'Agneau est immolé, son sang est répandu , le prix du salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée , la sentence de condamnation est détruite et l'homme est racheté.

 
Oraison.

O bon Jésus ! bonté suprême qui êtes notre justice ; ô vrai jésus ! vérité souveraine qui êtes notre science; ô doux Jésus ! charité ineffable et notre rédemption; ô saint Jésus ! sainteté sans tache et notre sanctification ; consommez en nous la grâce, consommez la justice, consommez notre conscience, consommez notre joie.

 
Septième Parole.

Jésus, voie de toute droiture et porte du salut; Jésus, refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, vérité salutaire et lumière brillante des âmes ; Jésus, félicité de la vie et douceur enivrante des cœurs: alors que vous livriez les derniers combats, afin de détacher votre âme de votre corps sacré, et que vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d'une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, vous avez recommandé votre âme vénérable à votre Père très-saint et vous lui avez dit en gémissant dans un langage d'amour : Mon Père, je remets mon âme entre vos mains (Lc 23). Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert de plaies cruelles, honteuses et injustes, vous avez rendu l'esprit. Mais en même temps vous imprimâtes à l'univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de vos tourments versèrent des larmes abondantes ; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla, le voile du temple se déchira, la lune recula en arrière, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s'écria : Hélas ! voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m'a créée est à cette heure en proie aux souffrances.

 
Prière.

O mort digne de larmes, que toute créature a pleurée ! O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés ! mort admirable, où les morts ont puisé la vie ; mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts ; mort sacrée, mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes ; mort pieuse, mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses, fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais ; qu'il excite notre âme et transperce en tout temps notre cœur; qu'il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ; qu'il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Textes de grands auteurs
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