Les annonces de la semaine

La Consécration à Marie est proposée à ceux qui veulent

le lundi 8 décembre de cette année 2008

(année du 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes)

Réunion d'information et de préparation

le samedi 29 novembre à 11h30

à la chapelle St Désir

Pour tout renseignement complémentaire,

contacter le père Olivier Rolland (06 63 89 66 65)

 

Catéchèse

Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /2008 17:15

Cinquième fiche : Les 7ème, 8ème et 10ème commandements

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » - 3

 

Le 7ème commandement :

tu ne voleras pas

 

Ce commandement concerne la destination universelle des biens, la propriété privée, le respect des personnes et de leurs biens, et le respect de l’intégrité de la création. L’Église y trouve aussi le fondement de sa doctrine sociale, qui comprend la rectitude dans l’action, que ce soit dans le domaine économique, dans la vie sociale et politique, dans le droit et le devoir du travail humain, dans la justice et la solidarité entre les nations, ou dans l’amour pour les pauvres.

 

Le droit à la propriété privée existe à condition que la propriété soit acquise ou reçue de manière juste et que demeure la destination universelle des biens, c’est-à-dire que, de fait, les besoins fondamentaux de tous les hommes puissent être satisfaits.

 

La propriété privée a pour finalité de garantir la liberté et la dignité des individus, les aidant à satisfaire les besoins fondamentaux de ceux dont ils ont la responsabilité et aussi de ceux qui vivent dans la nécessité.

 

Le 7ème commandement exige le respect des biens d’autrui, par la pratique de la justice et de la charité, de la tempérance et de la solidarité. Il exige en particulier : le respect des promesses et des contrats stipulés, la réparation de toute injustice commise et la restitution des biens volés ; le respect de la création, grâce à un usage prudent et modéré des ressources minérales, végétales et animales qui existent dans l’univers. En particulier, l’homme doit traiter avec bienveillance les animaux, qui sont des créatures de Dieu, en évitant à leur égard un amour excessif.

 

Le septième commandement interdit avant tout le vol (usurpation du bien d’autrui contre la volonté raisonnable du propriétaire), le fait de payer des salaires injustes, de spéculer sur la valeur des biens pour en tirer des avantages au détriment d’autrui, de contrefaire des chèques ou des factures. Il est interdit en outre de commettre des fraudes fiscales ou commerciales, détériorer des propriétés privées ou publiques, de pratiquer aussi l’usure, la corruption, l’abus privé des biens sociaux, les travaux mal exécutés de manière consciente, le gaspillage.

 

L’Église intervient en portant un jugement moral en matière économique et sociale, quand cela est exigé par les droits primordiaux de la personne, par le bien commun ou par le salut des âmes.

 

La vie sociale et économique doit s’exercer pour le service de l’homme dans son intégralité et pour le service de toute la communauté humaine, dans le respect de la justice sociale. Elle doit avoir l’homme comme auteur, centre et fin.

 

S’opposent à la doctrine sociale de l’Église les systèmes économiques et sociaux qui sacrifient les droits primordiaux des personnes ou qui font du profit leur règle exclusive et leur fin ultime. C’est pourquoi l’Église réfute les idéologies associées au cours de la période moderne au « communisme » ou aux autres formes athées et totalitaires de « socialisme ». En outre, dans la pratique du « capitalisme », elle rejette l’individualisme et le primat absolu de la loi du marché sur le travail humain.

 

Pour l’homme, le travail est un devoir et un droit, grâce auquel il coopère avec Dieu créateur. En effet, en travaillant avec soin et compétence, la personne met en œuvre des capacités inscrites dans sa nature et les talents qu’il a reçus ; elle subvient à ses besoins et à ceux de ses proches ; et elle est au service de la communauté humaine. L’accès à un travail sûr et honnête doit être ouvert à tous, sans discrimination injuste, dans le respect de la libre initiative économique et d’une rétribution équitable.

 

Les dirigeants d’entreprise ont une responsabilité qui les oblige à considérer le bien des personnes et pas seulement l’augmentation des profits ; ceux-ci sont cependant nécessaires pour réaliser les investissements, l’avenir des entreprises, l’emploi et la bonne marche de la vie économique.

 

Les travailleurs doivent s’acquitter de leur travail avec conscience, compétence et dévouement, cherchant à résoudre les conflits éventuels par le dialogue. Le recours à la grève non violente est moralement légitime quand il se présente comme un élément nécessaire en vue d’un bénéfice proportionné, tout en tenant compte du bien commun.

Les fidèles interviennent directement dans la vie politique et sociale en animant avec un esprit chrétien les réalités temporelles et en collaborant avec tous, comme authentiques témoins de l’Évangile et artisans de paix et de justice.

 

L’amour envers les pauvres s’inspire de l’Évangile des Béatitudes et de l’exemple de Jésus dans son attention constante envers les pauvres. Jésus a dit : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 152 40). L’amour envers les pauvres passe par l’engagement contre la pauvreté matérielle et contre les multiples formes de pauvreté culturelle, morale et religieuse.

 

Le 8ème commandement :

tu ne feras pas de faux témoignage

 

Toute personne est appelée à la sincérité et à la véracité dans sa conduite et dans ses paroles. Chacun a l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer, ordonnant toute sa vie selon les exigences de la vérité. Jésus Christ manifeste la vérité de Dieu tout entière. Il est la Vérité. Celui qui le suit vit dans l’Esprit de vérité et fuit la duplicité, la simulation et l’hypocrisie.

 

Le chrétien doit témoigner de la vérité évangélique dans toute son activité publique et privée, même au prix du sacrifice de sa vie, si cela est nécessaire. Le martyre est le témoignage suprême rendu à la vérité de la foi.

 

Le huitième commandement interdit : le faux témoignage et le parjure, le mensonge, dont la gravité se mesure à l’importance de la vérité déformée, aux circonstances, aux intentions du menteur et aux dommages subis pas ses victimes ; le jugement téméraire, la médisance, la diffamation, la calomnie ; la flatterie, l’adulation et la complaisance, surtout si elles ont pour but des péchés graves ou le consentement à des avantages illicites. Toute faute commise contre la vérité oblige à réparation si elle a causé du tort à autrui.

 

Le huitième commandement demande le respect de la vérité, accompagné de la discrétion de la charité : dans la communication et l’information, qui doivent évaluer le bien individuel et commun, la défense de la vie privée, le risque de scandale. Le respect des secrets professionnels doit toujours être sauvegardé, sauf cas exceptionnels, et pour des motifs graves et proportionnés.

Est aussi requis le respect des confidences faites sous le sceau du secret.

 

L’information dans les médias doit être au service du bien commun ; dans son contenu, elle doit toujours être vraie et sauvegarder la justice et la charité, être honnête et opportune, respectant scrupuleusement les lois morales, les droits légitimes et la dignité de la personne.

 

La vérité est belle en elle-même. Elle comporte la splendeur de la beauté spirituelle. Outre la parole, il existe de nombreuses formes d’expression de la vérité, en particulier les œuvres d’art. Elles sont le fruit d’un talent donné par Dieu et de l’effort de l’homme. L’Art sacré, pour être vrai et beau, doit évoquer et glorifier le mystère du Dieu révélé dans le Christ et conduire à l’adoration et à l’amour du Dieu créateur et sauveur, Beauté suréminente de Vérité et d’Amour.

 

Le 10ème commandement :

tu ne convoiteras pas le bien du prochain

 

Ce commandement demande une attitude intérieure de respect dans les rapports avec la propriété d’autrui. Il interdit l’avidité, la convoitise effrénée des biens d’autrui, l’envie, qui traduit la tristesse éprouvée devant les biens d’autrui et le désir immodéré de se les approprier.

 

Jésus demande à ses disciples de le préférer, Lui, à tout et à tous. Le détachement des richesses dans un esprit de pauvreté évangélique et l’abandon à la providence de Dieu, qui nous libère de l’inquiétude du lendemain, nous préparent à la béatitude des « pauvres en esprit, parce que le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3).

 

Le plus grand désir de l’homme, c’est de voir Dieu. C’est le cri de tout son être : « Je veux voir Dieu ». En effet, l’homme réalise son bonheur vrai et total dans la vision et la béatitude de celui qui l’a créé par amour et qui l’attire à lui dans son amour infini.

«Celui qui voit Dieu a obtenu tous les biens que l’on peut concevoir » (saint Grégoire de Nysse).

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Catéchèse
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 16:54

Troisième fiche : Les 4ème et 5ème commandements

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » - 1

 

Le 4ème commandement :

Honore ton père et ta mère

 

Cet article commande d’honorer et de respecter nos parents et ceux que Dieu, pour notre bien, a revêtus de son autorité.

 

Un homme et une femme unis par le mariage forment ensemble, avec leurs enfants, une famille. Dieu a institué la famille et l’a dotée de sa constitution fondamentale. Le mariage et la famille sont ordonnés au bien des époux, à la procréation et à l’éducation des enfants. Entre les membres d’une famille s’établissent des relations personnelles et des responsabilités primordiales. Dans le Christ, la famille devient une église domestique, parce qu’elle est communauté de foi, d’espérance et d’amour.

 

La famille est la cellule originelle de la société humaine et précède toute reconnaissance de la part de l’autorité publique.

Les principes et les valeurs de la famille constituent le fondement de la vie sociale. La vie de famille est une initiation à la vie en société.

 

La société a le devoir de soutenir et d’affermir le mariage et la famille. Les pouvoirs publics doivent respecter, protéger et favoriser la vraie nature du mariage et de la famille, la morale publique, les droits des parents et la prospérité des foyers.

 

Les enfants doivent respect (piété filiale), reconnaissance, docilité et obéissance envers leurs parents, contribuant ainsi, par les bonnes relations entre frères et sœurs, au progrès de l’harmonie et de la sainteté de toute la vie familiale. Si les parents se trouvent dans une situation d’indigence, de maladie, d’isolement ou de vieillesse, les enfants adultes doivent leur fournir un soutien moral et matériel.

 

Participants de la paternité divine, les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et les premiers à leur annoncer la foi. Ils ont le devoir d’aimer et de respecter leurs enfants comme personnes et comme fils de Dieu.

Ils ont à pourvoir, autant que faire se peut, à leurs besoins matériels et spirituels, choisissant pour eux une école appropriée et leur prodiguant de prudents conseils pour choisir leur profession et leur état de vie. En particulier, ils ont pour mission de les éduquer à la foi chrétienne, principalement par l’exemple, la prière, la catéchèse familiale et la participation à la vie ecclésiale.

 

L’autorité, dans la vie sociale doit toujours s’exercer comme un service, en respectant les droits fondamentaux de l’homme, une juste hiérarchie des valeurs, les lois et la justice.

Dans l’exercice de l’autorité, chacun doit rechercher l’intérêt de la communauté au lieu du sien propre. Ses décisions doivent s’inspirer de la vérité sur Dieu, sur l’homme et sur le monde.

 

Ceux qui sont soumis à l’autorité doivent considérer leurs supérieurs comme des représentants de Dieu, offrant leur collaboration loyale pour le bon fonctionnement de la vie publique et sociale. Cela comporte l’amour et le service de la patrie, le droit et le devoir de voter, le paiement des impôts, la défense du pays et le droit à une critique constructive.

 

Le citoyen ne doit pas, en conscience, obéir quand les prescriptions des autorités civiles s’opposent aux exigences de l’ordre moral : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).

 

Le 5ème commandement :

ne pas tuer

 

Il faut respecter la vie humaine parce que la vie humaine est sacrée. Dès son origine, elle comporte l’action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Il n’est permis à personne de détruire directement un être humain innocent, car cela est gravement contraire à la dignité de la personne et à la sainteté du Créateur. «Vous ne ferez pas mourir l’innocent et le juste » (Ex 23, 7).

 

La légitime défense n’est pas contraire à cette règle car, par la légitime défense, on fait le choix de se défendre et de mettre en valeur le droit à la vie, la sienne propre ou celle d’autrui, et non le choix de tuer. Pour qui a la responsabilité de la vie d’autrui, la légitime défense peut être aussi un devoir grave. Toutefois, elle ne doit pas comporter un usage de la violence plus grande que ce qui est nécessaire.

Une peine infligée par l’autorité publique légitime a pour but de réparer le désordre introduit par la faute, de défendre l’ordre public et la sécurité des personnes, et de contribuer à l’amendement du coupable. C’est pourquoi la peine infligée doit être proportionnée à la gravité du délit. Aujourd’hui, étant donné les possibilités dont l’État dispose pour réprimer le crime en rendant inoffensif le coupable, les cas d’absolue nécessité de la peine de mort « sont désormais très rares, sinon même pratiquement inexistants » (Evangelium vitæ). Quand les moyens non sanglants sont suffisants, l’autorité se limitera à ces moyens, parce qu’ils correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun, ils sont plus conformes à la dignité de la personne et n’enlèvent pas définitivement, pour le coupable, la possibilité de se racheter.

 

Le cinquième commandement interdit comme gravement contraires à la loi morale : L’homicide direct et volontaire, ainsi que la coopération à celui-ci ; l’avortement direct, recherché comme fin et comme moyen, ainsi que la coopération à cet acte, avec la peine d’excommunication, parce que l’être humain, dès sa conception, doit être défendu et protégé de manière absolue dans son intégrité ; l’euthanasie directe, qui consiste à mettre fin, par un acte ou par l’omission d’une action requise, à la vie de personnes handicapées, malades ou proches de la mort ; le suicide et la coopération volontaire à celui-ci, parce qu’il est une offense grave au juste amour de Dieu, de soi-même et du prochain ; la responsabilité, peut en être aggravée en raison du scandale ou diminuée par des troubles psychiques particuliers ou par de graves craintes.

 

Les soins habituellement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. Par contre, sont légitimes le recours à des analgésiques n’ayant pas comme finalités la mort, ainsi que le renoncement à « l’acharnement thérapeutique », c’est-à-dire, à l’usage de procédés médicaux disproportionnés et sans espoir raisonnable d’une issue favorable.

 

Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain, dès sa conception, est un élément constitutif de la société civile et de sa législation. Quand l’État ne met pas sa force au service des droits de tous, et en particulier des plus faibles, parmi lesquels les enfants conçus non encore nés, ce sont les fondements mêmes de l’état de droit qui sont minés.

 

Le scandale, qui consiste à porter autrui à faire le mal, est à éviter car il faut respecter l’âme et le corps des personnes. Si l’on porte délibérément autrui au péché grave, on commet une faute grave.

 

Nous devons porter une attention raisonnable à la santé physique, la nôtre et celle d’autrui, en évitant le culte du corps et toutes sortes d’excès. Doivent aussi être évités l’usage de stupéfiants, qui causent de graves dommages à la santé et à la vie humaine, et aussi l’abus de nourriture, d’alcool, de tabac et de médicaments.

 

Les expérimentations scientifiques, médicales et psychologiques sont moralement légitimes si elles sont au service du bien intégral de la personne et de la société, sans risques disproportionnés pour la vie et l’intégrité physique ou psychique des individus, qui doivent être, au préalable, informés et consentants.

 

Le prélèvement d’organes est moralement acceptable avec le consentement du donneur et sans risques excessifs pour lui. Pour que soit réalisé l’acte noble du don d’organes après la mort, on doit être pleinement certain de la mort réelle du donneur.

 

Les pratiques contraires au respect de l’intégrité corporelle de la personne humaine sont : les enlèvements et les prises d’otages, le terrorisme, la torture, les violences, la stérilisation directe. Les amputations et les mutilations d’une personne ne sont moralement acceptables qu’à des fins thérapeutiques pour la personne elle-même.

 

Les mourants ont le droit de vivre dans la dignité les derniers moments de leur vie terrestre, et surtout avec le soutien de la prière et des sacrements, qui les préparent à rencontrer le Dieu vivant.

 

Les corps des défunts doivent être traités avec respect et charité. L’incinération est permise à condition qu’elle soit réalisée sans mettre en cause la foi en la résurrection des corps.

 

Le Seigneur, qui a proclamé « bienheureux les artisans de paix » (Mt 5, 9), demande la paix du cœur et dénonce l’immoralité de la colère, qui est un désir de vengeance pour le mal subi, et la haine, qui porte à désirer le mal pour le prochain. Ces comportements, s’ils sont volontaires et consentis dans des matières de grande importance, sont des péchés graves contre la charité.

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Catéchèse
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 16:50

Deuxième fiche : Les trois premiers commandements

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,

de toute ton âme et de tout ton esprit »

 

Le 1er commandement :

Je suis le Seigneur ton Dieu. Tu n’auras pas d’autre Dieu

 

Exercer les trois vertus théologales (foi, espérance et charité) et éviter les péché qui s’y opposent.

La Foi croit en Dieu et repousse le doute volontaire (néglige ou refuse de tenir pour vrai ce que Dieu a révélé et que l’Église enseigne), l’incrédulité (négligence de la vérité révélée ou refus volontaire d’y donner son assentiment), l’hérésie (négation obstinée d’une vérité qui doit être crue ou doute obstiné sur cette vérité), l’apostasie (rejet total de la foi chrétienne) ou le schisme (refus de soumission au Souverain Pontife ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis).

L’Espérance attend avec confiance l’aide de Dieu et la vision bienheureuse de Dieu ; elle repousse le désespoir (l’homme n’espère plus de Dieu son salut, les secours pour y parvenir ou le pardon de ses péchés) et la présomption (l’homme espère pouvoir se sauver sans l’aide de Dieu ou obtenir de Dieu le pardon sans se convertir).

La Charité aime Dieu par-dessus tout et repousse l’indifférence (qui néglige ou refuse la réalité et la puissance de l’amour que Dieu a pour nous), l’ingratitude (qui omet ou refuse de reconnaître l’amour de Dieu et de lui rendre amour pour amour), la tiédeur (hésitation ou négligence à répondre à l’amour de Dieu), la paresse spirituelle (qui refuse la joie qui vient de Dieu), la haine de Dieu (qui vient de l’orgueil).

La parole du Seigneur : « Adore le Seigneur ton Dieu, à lui seul tu rendras un culte » implique d’adorer Dieu comme le Seigneur de tout ce qui existe ; de lui rendre le culte qui lui est dû de façon individuelle et communautaire ; de le prier par la louange, l’action de grâces et la supplication ; de lui offrir des sacrifices, avant tout le sacrifice spirituel de notre vie, uni au sacrifice parfait du Christ ; de garder les promesses et les vœux faits à Dieu.

La parole du Seigneur : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi » interdit le polythéisme, et l’idolâtrie qui divinise une créature, le pouvoir, l’argent, même le démon ; la superstition, qui est une déviance du culte dû au vrai Dieu et qui s’exprime encore sous diverses formes de divinisation, de magie, de sorcellerie et de spiritisme ; l’irréligion qui s’exprime par l’action de tenter Dieu, en paroles ou en actes, par le sacrilège, qui profane des personnes ou des choses sacrées, surtout l’Eucharistie, par la simonie, par laquelle on entend acheter ou vendre des réalités spirituelles ; l’athéisme, qui rejette l’existence de Dieu, se fondant souvent sur une fausse conception de l’autonomie humaine ; l’agnosticisme, pour lequel on ne peut rien savoir de Dieu et qui comprend aussi l’indifférentisme et l’athéisme pratique.

 

Le 2ème commandement :

tu ne prononceras pas le Nom de Dieu en vain

 

Ce commandement règle notre usage de la parole dans les choses saintes.

On respecte le Saint Nom de Dieu en l’invoquant, en le bénissant, en le louant et en le glorifiant. Il faut donc éviter l’abus d’en appeler au Nom de Dieu pour justifier un délit et tout usage inconvenant de son Nom, tels le blasphème, qui par nature est un péché grave, les jurons et l’infidélité aux promesses faites au Nom de Dieu.

Le faux serment est interdit parce qu’il met en cause Dieu, qui est la vérité même, pris à témoin d’un mensonge.

Le parjure consiste à faire, sous serment, une promesse avec l’intention de ne pas la tenir, ou de violer la promesse faite sous serment. C’est un péché grave contre Dieu, qui est toujours fidèle à ses promesses.

 

Le 3ème commandement :

se souvenir de sanctifier les jours de fête

 

Le dimanche est le jour de la résurrection du Christ. Comme « premier jour de la semaine » (Mc 16, 2), il rappelle la première création ; comme « huitième jour », jour qui suit le sabbat, il signifie la nouvelle création inaugurée par la résurrection du Christ. Ainsi, il est devenu pour les chrétiens le premier de tous les jours et de toutes les fêtes : le jour du Seigneur, qui, dans sa Pâque, porte à son achèvement le sabbat et annonce le repos éternel de l’homme en Dieu.

 

Les chrétiens sanctifient le dimanche et les autres fêtes de précepte (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint) en participant à l’Eucharistie du Seigneur et en s’abstenant aussi des activités qui empêchent de rendre le culte à Dieu, qui troublent la joie propre au jour du Seigneur et la nécessaire détente de l’esprit et du corps. Peuvent être accomplies ce jour-là les activités liées aux nécessités familiales ou aux services de grande utilité sociale, à condition qu’elles ne constituent pas des habitudes préjudiciables à la sanctification du dimanche, ni à la vie de famille ou à la santé.

  

 

 

 

 

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Catéchèse
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 16:46

Première fiche : Le Décalogue

son importance – son contenu

rappel de quelques notions : liberté, vertu, péché, grâce, pardon

 

 

Exode 20, 2-17 :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.

Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte.

Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son Nom pour le mal.

Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras, et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré.

Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne commettras pas de vol.

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient ».

 

Décalogue signifie « Dix paroles » (Ex 34, 28). Ces paroles résument la Loi donnée par Dieu au peuple d’Israël dans le contexte de l’Alliance avec Moïse. Présentant les commandements de l’amour de Dieu (dans les trois premiers commandements) et de l’amour du prochain (dans les sept autres), elles tracent pour le peuple élu et pour toute personne le chemin d’une vie libérée de l’esclavage du péché.

 

Le Décalogue se comprend à la lumière de l’Alliance, dans laquelle Dieu se révèle, faisant connaître sa volonté. En observant les commandements, le peuple exprime son appartenance à Dieu et répond avec gratitude à son initiative d’amour.

 

Le Décalogue énonce les devoirs fondamentaux de l’homme envers Dieu et envers le prochain.

 

Il est possible d’observer le Décalogue parce que le Christ, sans lequel nous ne pouvons rien faire, nous rend capables de l’observer par le don de son Esprit et de sa grâce.

 

La liberté, c’est le pouvoir donné par Dieu à l’homme d’agir ou de ne pas agir, de faire ceci ou cela, de poser ainsi soi-même des actions délibérées. La liberté caractérise les actes proprement humains. Plus on fait le bien, et plus on devient libre. La liberté implique aussi la possibilité de choisir entre le bien et le mal. Le choix du mal est un abus de notre liberté, qui conduit à l’esclavage du péché.

 

Un acte humain (c’est-à-dire délibéré) est moralement bon selon : 1) ce que l’on choisit de faire (l’objet du choix), qui est un bien véritable ou apparent, 2) l’intention que l’on y met, c’est-à-dire la fin qui motive l’acte, 3) les circonstances de l’acte, y compris les conséquences.

 

L’acte est moralement bon quand il y a en même temps la bonté de l’objet, de la fin et des circonstances.

L’objet du choix peut à lui seul vicier toute une action, même si l’intention est bonne. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’en résulte un bien.

Une fin mauvaise peut corrompre l’acte, même si son objet en soi est bon. À l’inverse, une fin bonne ne rend pas bonne une conduite qui est mauvaise en raison de son objet, car la fin ne justifie pas les moyens.

Les circonstances peuvent atténuer ou augmenter la responsabilité de l’auteur, mais elles ne peuvent modifier la qualité morale des actes eux-mêmes. Elles ne rendent jamais bonne une action mauvaise en soi.

Il y a des actes dont le choix est toujours mauvais en raison de leur objet (par exemple le blasphème, l’homicide, l’adultère). Leur choix comporte un désordre de la volonté, à savoir un mal moral qui ne peut être justifié par la considération des biens qui pourraient éventuellement en résulter.

 

La vertu est une disposition habituelle et ferme à faire le bien. Il existe des vertus humaines et des vertus théologales.

 

Les vertus humaines sont des dispositions habituelles et stables de l’intelligence et de la volonté, qui règlent nos actes, ordonnent nos émotions et guident notre conduite selon la raison et la foi. Acquises et renforcées par les actes moralement bons et répétés, elles sont purifiées et élevées par la grâce.

 

Les vertus théologales (foi, espérance et charité) sont celles qui ont Dieu lui-même pour origine, pour motif et pour objet immédiat. Répandues dans l’homme avec le baptême, elles rendent capables de vivre en relation avec la Trinité ; elles donnent un fondement à l’agir moral du chrétien. Elles sont le gage de la présence et de l’action de l’Esprit Saint dans les facultés humaines.

 

Le péché est « une parole, un acte ou un désir contraires à la Loi éternelle » (saint Augustin). Il est une offense à Dieu, par désobéissance à son amour. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine. Le Christ, dans sa Passion, éclaire pleinement la gravité du péché et il le vainc par sa miséricorde.

 

La variété des péchés est grande. On peut les distinguer selon leur objet, ou selon les vertus ou les commandements auxquels ils s’opposent. On peut les ranger aussi selon qu’ils concernent directement Dieu, le prochain ou nous-mêmes. En outre, on peut distinguer les péchés en pensée, en paroles, par action ou par omission.

 

On distingue, selon leur gravité, le péché mortel et le péché véniel.

 

On commet le péché mortel quand il y a à la fois matière grave (j’ai fait quelque chose qui est contraire aux commandements de Dieu), pleine conscience (je l’ai fait en sachant que c’était mal) et propos délibéré (je l’ai voulu). Le péché mortel détruit en nous la charité, nous prive de la grâce sanctifiante et conduit à la mort éternelle de l’enfer s’il n’y a pas de repentir.

Il est pardonné ordinairement par les sacrements du Baptême, et de la Pénitence ou Réconciliation (onfession).

 

Le péché véniel, est commis quand sa matière est légère (une légère infraction), ou même si elle est grave mais sans qu’il y ait pleine conscience ou total consentement. Il ne rompt pas l’alliance avec Dieu, mais il affaiblit la charité. Il traduit un désordre de la volonté. Il gêne les progrès de l’âme.

 

Le péché crée un entraînement au péché, et, par sa répétition, il engendre le vice. Étant contraires aux vertus, les vices sont des habitudes perverses qui obscurcissent la conscience et inclinent au mal : l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la luxure, la gourmandise, la paresse ou acédie.

 

La grâce est le don gratuit que Dieu nous donne afin de nous rendre participants de sa propre vie trinitaire et capables d’agir par amour pour lui. Elle est surnaturelle, parce qu’elle dépend entièrement de l’initiative gratuite de Dieu et qu’elle dépasse les capacités de l’intelligence et des forces humaines.

 

Dieu se fait connaître comme le Dieu fidèle ; toujours proche de son peuple pour le sauver …  « riche en miséricorde » (Ep 2, 4), toujours prêt à pardonner. Il est vérité et amour.

 

On doit confesser tous les péchés graves qui n’ont pas encore été confessés et dont on se souvient après un sérieux examen de conscience. La confession des péchés graves est l’unique moyen ordinaire pour obtenir le pardon.

 

Tout fidèle ayant atteint l’âge de raison est tenu à l’obligation de confesser ses péchés graves au moins une fois dans l’année et, de toute façon, avant de recevoir la Communion.

 

Bien que la confession des péchés véniels ne soit pas nécessaire au sens strict, elle est vivement recommandée par l’Église, parce qu’elle contribue à former la conscience droite et à lutter contre les inclinations mauvaises, pour se laisser guérir par le Christ et progresser dans la vie de l’Esprit.

 

 

Par Olivier Rolland - Publié dans : Catéchèse
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