Vous voudriez vous confesser : « N’ayez pas peur ! »
> Commencez par demander à l’Esprit Saint de venir en vous pour vous éclairer sur votre péché, et pour établir votre cœur dans la confiance et l’ouverture la plus grande possible. Ne dissimulez rien ! Ce serait cacher une pluie à son médecin !
> II ne s’agit pas, dans la confession de confesser des tendances, mais des péchés, des actes précis pur lesquels vous avez offensé Dieu ou blessé les autres. II faut préciser si votre péché est une habitude, s’il est fréquent, rare, ainsi que les circonstances qui peuvent modifier le sens ou l’importance du péché. Vous pouvez vous aider du schéma d’examen de conscience au dos de ce feuillet.
> La confession, c’est la rencontre de deux amours : l’amour qui se repent rencontre l’Amour qui pardonne. Demandez à Dieu un repentir de vos péchés inspiré par l’amour.
Comment faire ?
1. Demandez au prêtre sa bénédiction : "Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché !"
2. Continuez en disant au prêtre depuis combien de temps vous ne vous êtes pas confessé, et présentez-vous brièvement si le prêtre ne vous connaît pas.
3. Reconnaissez simplement vos péchés, en commençant par les plus difficiles à avouer, de peur de les oublier. Vous pouvez demander au prêtre de vous aider un peu. Soyez confiant !
4. Le prêtre va vous aider à vous délivrer de tout votre péché, à remettre de l’ordre dans votre vie, et à trouver des moyens, de petits moyens, adaptés à votre situation, pour pouvoir changer et progresser.
5. Avant de vous transmettre le pardon de Dieu, il vous indiquera une pénitence (geste ou prière à accomplir) qui exprime votre volonté de changer et votre repentir.
6. Vous serez ensuite invité à demander pardon à Dieu, au moyen d’un acte de contrition comme un de ceux-ci :
"Mon Dieu, j’ai péché contre Toi et contre mes frères;
mais près de Toi se trouve le pardon.
Accueille mon repentir,
et donne-moi la force de vivre selon Ton Amour."
ou bien :
"Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé,
parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît,’
je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce,
de ne plus vous offenser et de faire pénitence."
7. Le prêtre peut alors vous plonger dans le bain du pardon de Dieu : « Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde : Par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés.Par le ministère de l’Eglise, qu’il vous accorde le pardon et la paix.Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,Je vous pardonne tous vos péchés." Amen.
8. II ajoute un mot d’envoi : "Soyez dans la paix ! ..."
9. C’est le temps de
l’action de grâce, de la danse, du chant, etc. Remerciez Ie Dieu Bon qui vous a montré son
Amour.
Quelques textes pour vous aider à vous confesser
Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
dont le péché est couvert.
Heureux l’homme dont le Seigneur a oublié
l’offense et dont l’esprit ne triche pas.
Tant que je taisais mon péché,
mon corps s’épuisait à gémir tout le jour.
Ta main pesait sur moi, le jour et la nuit :
je me desséchais comme l’herbe en été.
Alors, je t’ai avoué ma faute,
je n’ai pas caché mes torts; J’ai dit :
« Je veux confesser au Seigneur
les péchés que j’ai commis »,
et toi, tu m’as déchargé de ma faute.
Ainsi chacun des tiens te priera
aux heures décisives :
même les eaux qui se
déchaînent ne pourront l’atteindre.
C’est toi qui es mon refuge :
tu me mets à l’abri de la détresse.
Tu fais jaillir autour de moi
des chants de délivrance !
(Psaume 31,1-7)
"Je suis la Lumière
et vous ne me voyez pas.
Je suis la Route
et vous ne me suivez pas.
Je suis la Vérité
et vous ne me croyez pas.
Je suis la Vie
et vous ne me cherchez pas.
Je suis votre Berger
et vous ne me suivez pas.
Je suis votre Dieu
et vous ne me priez pas.
Si vous vous perdez,
au moins ne m’en veuillez pas."
(Inscription sur un vieux calvaire.)
« Pour m’aider à tomber, j’avais des amis en grand nombre ; mais pour me relever, je me trouvais complètement isolée. Aujourd’hui je m’étonne de n’être pas restée toujours à terre. Louange à la miséricorde et au pardon de Dieu ! C’est lui seul qui me tendait la main. Qu’il en soit remercié à jamais ! Amen !" Ste Thérèse d’Avila
« Entre l’affirmation : ‘Je donnerai ma vie pour toi’ (Jn 13,37) et l’aveu : ‘Tu sais bien que je t’aime’ (Jn 21,17), il y a pour nous tous, comme pour St Pierre, le regard du Christ croisant celui d’un homme qui peut seulement dire : ‘Tu sais bien que je ne t’aime pas’ et qui pleure. Ce cri, lorsqu’il est devenu une prière, devient notre suprême aveu. Ici, tous les pauvres sont accueillis par Dieu. » P. Bernard Bro, o.p.
« Pour recevoir le sacrement de Pénitence, il faut trois choses : la foi qui nous découvre Dieu présent dans le prêtre, l’espérance qui nous fait croire que Dieu nous donnera la grâce du pardon, la charité qui nous porte à aimer Dieu et qui met au cœur le regret de l’avoir offensé. » St Curé d’Ars
« À vous, les jeunes de l’Eglise, j’adresse une invitation particulière à recevoir le sacrement de la Pénitence. C’est un signe de force que d’être capable de dire : j’ai péché, Père ; je t’ai offensé, mon Dieu ; je le regrette. Je te demande pardon. J’essaierai encore, parce que j’ai confiance dans ta force et crois à ton pardon. J’irai et je confesserai mes péchés, et je serai guéri, et je vivrai de ton amour ! » Jean Paul Il
« Ils mentent, ceux qui accusent l’Église de faire preuve d’une mentalité ‘répressive’ lorsqu’elle invite à la Pénitence. La confession sacramentelle ne constitue pas une répression mais une libération ; elle n’entretient pas le sens de la faute, mais elle efface la faute, elle dissout le mal commis et elle donne la grâce du pardon. » Jean Paul II
« À ceux qui se sont éloignés du sacrement de la réconciliation et de l’amour miséricordieux, je lance cet appel : Revenez à cette source de grâce. N’ayez pas peur. C’est le Christ lui-même qui vous attend. Il vous guérira et vous serez en paix avec Dieu. » Jean Paul II
Quelques paroles du St Curé d’Ars :
. « Il faut vouloir ce que le bon Dieu veut. Il veut nous sanctifier par la patience. »
. « C’est qu’on n’aime pas le bon Dieu ! »
. « Si par malheur nous succombons, il faut de suite se relever; ne pas laisser le péché une minute dans notre cœur. »
. « Son plus grand plaisir est de nous pardonner. »
. « Le dimanche, c’est le bien du bon Dieu. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ? »
. « Le bon Dieu vous presse, il vous poursuit partout ... depuis que vous l’avez abandonné. »
. « C’est beau de penser que nous avons un sacrement qui guérit les plaies de notre âme. »
. « Il faut mettre plus de temps à demander la contrition [= le regret de nos fautes] qu’à s’examiner [= examiner sa conscience]. »
. « Dès qu’une personne fréquente les sacrements, le démon perd toute sa puissance. »
. « Le démon fait tout ce qu’il peut pour nous en éloigner. »
Schéma d'examen de conscience
I. Dans ma relation au sacrement de Pénitence,
je m’interroge :
1. Quelle est mon attitude face au sacrement de Pénitence ? Est-ce que j’ai le sincère désir d’être purifié de mes péchés, de me retourner vers Dieu par une véritable conversion, de commencer une vie nouvelle, d’entretenir une profonde amitié avec Dieu ? Ou bien est-ce que je le considère davantage comme un poids, ne le recevant que très rarement ?
2. Ai-je oublié, ou volontairement caché, dans une confession précédente quelque péché grave ?
3. Ai-je accompli la pénitence qui m’avait été donnée ? Ai-je réparé les dommages que je pouvais réparer ? Ai-je sérieusement essayé de mettre en œuvre la résolution que j’ai prise de mener une vie meilleure, davantage conforme à l’Évangile ?
II. Dans mes relations
envers Dieu, je m’interroge :
Le Seigneur Jésus a dit : «Tu aimeras le Seigneur ton
Dieu de tout ton cœur» (Mt 22,37)
1. Mon cœur est-il tourné vers Dieu pour l’aimer comme un fils aime son père, et l’aimer plus que tout, notamment en exécutant fidèlement ses commandements ? Ou bien est-ce que je m’occupe d’abord des choses de ce monde ? Est-ce que mon intention est droite quand j’agis ?
2. Dieu nous a parlé en son Fils ; est-ce que ma foi en Dieu est ferme ? Est-ce que j’adhère fermement à l’enseignement de l’Église ? Ai-je pris soin de cultiver ma foi, en prenant le temps d’écouter la Parole de Dieu, de participer à des groupes de formation, en évitant ce qui peut nuire à la foi ? Ai-je toujours professé ma foi avec force et sans peur ? Me suis-je volontiers laissé reconnaître comme chrétien dans ma vie privée ou publique ?
3. Ai-je pris soin de prier matin et soir ? Ma prière est-elle une véritable conversation de l’esprit et du cœur avec Dieu ou est-elle seulement un rite extérieur, sans vie ? Ai-je offert à Dieu mes difficultés, mes joies et mes peines ? L’ai-je invoqué dans la tentation ?
4. Ai-je envers le nom de Dieu respect et amour, ou bien ai-je offensé Dieu par le blasphème, le faux serment ou en joignant son nom à des jurons ? Ai-je manqué de respect envers la Très Sainte Vierge Marie et les saints ?
5. Ai-je sanctifié les dimanches et les jours de fêtes d’obligation [En France, les fêtes d’obligation (jour où les catholiques, outre le dimanche, sont tenus de participer à la Messe) sont au nombre de quatre : Noël, l’Ascension, l’Assomption et la Toussaint.] en participant aux offices liturgiques, en premier lieu la messe, activement, attentivement et en priant ? Ai-je accompli l’obligation de la confession annuelle et de la communion au temps de Pâques ?
6. Ai-je rendu un culte à des faux dieux, en ayant envers des choses créées plus d’attention que je n’en ai pour Dieu ou en leur faisant davantage confiance qu’à Dieu, comme peuvent l’être la richesse, les superstitions, le spiritisme ou toutes sortes de pratiques occultes (consultation de magnétiseurs, voyants ou autres) ?
III. Dans mes relations aux autres, je m’interroge :
Le Seigneur Jésus a dit : «Voici mon commandement : Entr’aimez-vous comme je vous ai aimés» (Jn 15,12)
1. Ai-je un vrai amour du prochain, ou bien est-ce que je considère mes frères comme des personnes que je peux utiliser pour parvenir à mes fins ? Est-ce que je leur fais ce que je ne voudrais pas que l’on me fît ? Ai-je pour eux été objet de scandale en paroles ou en actes ?
2. Dans ma vie de famille, ai-je contribué au bien et à la joie de tous, en m’exerçant à la patience et à l’amour véritable ? Comme fils (ou fille), ai-je montré obéissance et respect à mes parents, les ai-je assistés dans leurs nécessités spirituelles ou matérielles ? Comme parent, ai-je pris soin d’éduquer chrétiennement mes enfants, les aidant par le bon exemple et en exerçant avec justesse l’autorité parentale ? Comme mari ou femme, ai-je gardé, dans mes relations avec autrui, une entière fidélité de cœur à mon conjoint ?
3. Est-ce que je partage mes biens avec ceux qui sont plus pauvres que moi ? Pour ce qui me concerne, est-ce que je fais mon possible pour défendre les opprimés, aider les démunis et ceux qui sont dans le besoin, ou bien est-ce que je méprise, de fait, mon prochain, en premier les pauvres, les faibles, les vieux, les étrangers ou les personnes d’autres origines ?
4. Est-ce que je me souviens dans ma vie de la mission que j’ai reçue à la confirmation ? Est-ce que je participe aux activités apostoliques ou charitables et à la vie de ma paroisse ? Ai-je essayé de répondre aux besoins de l’Église et du monde, et ai-je prié à ces intentions, notamment pour l’unité de l’Église, l’évangélisation des peuples, la paix, la justice, etc. ?
5. Est-ce que je me soucie du bien et de la prospérité de la communauté humaine dans laquelle je vis, ou seulement de moi-même et de ma propre vie ? Est-ce que je m’efforce de participer à la défense et à l’illustration de la justice, de la droiture morale, de la concorde, du respect et de l’amour mutuel dans la cité ? Ai-je accompli mes devoirs civiques et payé mes impôts ?
6. Dans mon travail ou mes activités, suis-je juste, travailleur, honnête, accomplissant mon service envers la Société avec amour ? Ai-je donné à mes employés une juste rétribution ? Ai-je observé fidèlement mes engagements et mes obligations contractuelles ?
7. Ai-je accordé aux autorités légitimes l’obéissance et le respect que je leur dois ?
8. Dans l’exercice de mes responsabilités, est-ce que j’utilise mon autorité pour mon propre avantage ou pour le bien des autres, dans un esprit de service ?
9. Ai-je été vrai et loyal ou ai-je fait du mal aux autres par des mensonges, calomnie, médisance, jugements téméraires, ou en violant quelque secret ?
10. Ai-je attenté à la vie, à l’intégrité physique, à la réputation, à l’honneur ou aux bien de quelques personnes ? Leur ai-je fait quelque tort ? Ai-je conseillé ou provoqué un avortement ? Ai-je eu de la haine envers quelqu’un ? Ai-je provoqué la discorde en cherchant querelle, en alimentant l’inimitié, par les insultes ou la colère ? Par égoïsme, ai-je été coupable de refuser de témoigner de l’innocence de mon prochain ?
11. Ai-je volé des choses appartenant à d’autres ? Les ai-je désirées injustement ou avec excès ? Les ai-je abîmées ? Ai-je restitué ce qui ne m’appartenait pas ou procuré une réparation équivalente ?
12. Suis-je prêt, par amour du Christ, à faire la paix avec ceux qui m’ont fait du mal et à leur accorder mon pardon, ou bien est-ce que je conserve à leur égard de la haine ou un désir de vengeance ?
IV. Dans mes relations à moi-même, je m’interroge :
Le Seigneur Jésus a dit : «Celui qui garde mes
commandements, c’est celui-là qui m’aime» (Jn 14,21)
1. Quelle est donc la direction fondamentale de ma vie ? Suis-je animé de l’espérance de la vie éternelle ? Ai-je pris soin du progrès de ma vie spirituelle en installant l’oraison, la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, la pratique des sacrements et du renoncement ? Suis-je prêt à lutter contre mes vices, ces inclinations mauvaises et ces passions non contrôlées, comme l’envie, et la recherche du plaisir, en particulier dans le boire et le manger ? Me suis-je laissé aller à l’orgueil et à la vanité, me considérant comme plus important qu’autrui, m’exaltant aux yeux de Dieu et méprisant les autres ? N’ai-je pensé qu’à imposer ma volonté aux autres, négligeant et leur liberté et leurs droits ?
2. Quel usage ai-je fait du temps, des forces et des dons que j’ai reçus de Dieu pour m’en servir comme les talents de l’évangile ? Les ai-je utilisé pour devenir plus parfait de jour en jour ? Ou ai-je été négligent et paresseux ?
3. Ai-je supporté patiemment les douleurs et contrariétés de la vie ? Comment ai-je imposé des renoncements à mon corps pour parfaire « ce qui manque aux souffrances du Christ » pour son Corps qui est l’Église ? Ai-je observé la loi du jeûne et de l’abstinence ?
4. Ai-je conservé dans la pureté et la chasteté mes sens et tout mon corps, lui qui est promis, comme temple de l’Esprit Saint, à la gloire de la résurrection, et qui est comme le signe de l’amour que le Dieu fidèle a pour les hommes, comme cela apparaît clairement dans le sacrement du mariage ? Ai-je souillé ma chair par la fornication, l’impureté, des paroles ou des pensées indignes, des désirs ou des actions impudiques ? Me suis-je livré à la recherche du plaisir ? Ai-je recherché des lectures, des conversations, des spectacles ou des pratiques contraires à la pudeur chrétienne ou même simplement humaine ? Ai-je porté d’autres personnes à pécher par mon indécence ? Dans les relations conjugales, ai-je observé la loi morale ?
5. Ai-je agi contre ma conscience par crainte ou hypocrisie ?
6. Me suis-je efforcé d’agir toujours dans la vraie liberté des enfants de Dieu, selon la loi de l’Esprit, ou ai-je été esclave de mes passions ?
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